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année 19981999200020012002200320042005200620072008200920102011
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La crise du logement se hisse aux premiers rangs des préoccupations des franciliens. Elle pose notamment la problématique de la densification et de la rénovation urbaine ainsi que celle des quartiers sensibles. Le rapport présenté par Nicole SMADJA se penche sur le Programme National de Renouvellement Urbain en Ile-de-France (PNRU) lancé en 2003 et mis en œuvre par l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU). Le CESR analyse la crise du logement et l’importance, en Ile-de-France, des quartiers sensibles et souligne la nécessité de liens étroits entre politique d’intégration des quartiers sensibles et politique régionale du logement. Il formule également des propositions pour renforcer l’efficacité du dispositif mis en place avec le souci d’augmenter l’offre de logement et avance des pistes en faveur d’une gouvernance régionale qui articulerait plus fortement les initiatives des différents acteurs du logement, des transports et de la politique de la ville.
Lancée en 2000, la stratégie de Lisbonne a pour objectif de faire de l’Union européenne à l’horizon 2010 l’économie de la connaissance la plus compétitive au monde, capable d’atteindre un développement économique durable avec des emplois plus nombreux, de meilleure qualité, et davantage de cohésion sociale. Après avoir rappelé quels sont les éléments constitutifs de cette stratégie, le rapport présenté par Jean-Louis Girodot analyse les effets de la crise sur l’appropriation au niveau régional de la stratégie de Lisbonne. Il évalue également l’impact de cette politique européenne sur la cohésion sociale et sur les politiques régionales menées en Ile-de-France.
Le rapport présenté par Guy Atlan aborde la question de l’accès du plus grand nombre à la culture, et plus particulièrement de l’émergence de « lieux culturels intermédiaires », également appelés « nouveaux espaces culturels de proximité » ou encore « nouveaux territoires de l’Art ». Ces espaces, dont beaucoup sont d’anciennes friches industrielles, ont pour principale caractéristique d’être proches de leurs publics. Le rapport relate ainsi l’expérience de l’association Actes-IF, qui regroupe et utilise une vingtaine de ces territoires dans le but de diffuser la culture vers des milieux sociaux défavorisés. Il revient également sur les dispositifs de soutien du Conseil régional au secteur du spectacle vivant et formule des propositions pour une meilleure connaissance de l’existant, la poursuite des aides à la professionnalisation et le soutien et l’incitation à l’adoption des méthodes mises en œuvre dans les lieux intermédiaires.
Le paysage institutionnel local français a souvent été comparé à un mille-feuilles, justifiant ainsi d’engager une réforme territoriale. Si les différents acteurs s’accordent pour dire que celle-ci est nécessaire, leur opinion diverge néanmoins quant aux solutions à mettre en œuvre. Face à la complexité du débat autour des projets touchant à cette réforme, le CESR d’Ile-de-France a souhaité se doter d’une position commune. Le rapport présenté par Denys Dartigues est ainsi une synthèse des réflexions qui ont été menées jusque là et permet d’assoir certains principes : - engager une réforme territoriale ne peut se résumer à une définition de nouveaux périmètres territoriaux, - dans une perspective de réduction des inégalités territoriales et d’amélioration de la cohésion sociale, une réforme territoriale doit aborder la problématique des compétences attribuées à chaque territoire ainsi que celle des modes de gouvernance et des moyens financiers attribués à chaque collectivité.
Les Plans de Déplacements Urbains (PDU) définissent les principes d’organisation des déplacements de personnes et du transport de marchandises, de la circulation et du stationnement. Ils doivent être compatibles avec les orientations des schémas directeurs régionaux et avec les plans régionaux de la qualité de l’air. En Ile-de-France, le PDU est sur le point d’être révisé par le Conseil régional. Le rapport présenté par Daniel Rabardel anticipe l’avis que le CESR d’Ile-de-France devra donner à l’automne 2010 aux élus régionaux sur le projet de nouveau PDU. Il s’inscrit également dans une perspective d’enrichissement de la réflexion quant aux problématiques de transport et de mobilité, de protection de l’environnement et de santé.
Les lois de décentralisation transfèrent aux régions une compétence en matière de formation professionnelle. C’est dans ce cadre que le Plan régional de la formation tout au long de la vie pour 2007-2013 a été défini. Dans le prolongement de ce plan, le Conseil régional d’Ile-de-France a souhaité recueillir l’avis du CESR sur le futur projet de politique régionale de l’accueil, de l’information et de l’orientation (AIO) tout au long de la vie. Le rapport présenté par Gérald Lehmann : - fait la présentation générale de cette politique d’AIO, - revient sur les attitudes et attentes des publics concernés par l’AIO, - analyse les enjeux d’une politique d’AIO régionalisée et, plus particulièrement, répond à la question du pilotage et de la gouvernance de l’orientation scolaire et professionnelle de l’Ile-de-France.
Avec 32,6 millions de touristes en 2007, l’Ile-de-France est la première région touristique française. Le tourisme représente un atout économique considérable, en même temps qu’il participe au rayonnement international de l’Ile-de-France. Néanmoins, sous l’effet conjugué d’une mondialisation croissante, des nouvelles technologies de la communication et d’une concurrence accrue, les habitudes et comportements des touristes changent profondément. C’est pourquoi, pour que l’Ile-de-France conserve sa place de destination touristique de premier plan, le rapport présenté par Barthélemy Trimaglio formule dix propositions afin que les acteurs touristiques franciliens s’adaptent à ces évolutions et privilégient un tourisme de qualité.
La commune est le premier échelon qui organise le territoire. C’est pourquoi la coopération entre communes, sur un territoire dix fois plus dense que la moyenne nationale et comptant de nombreuses disparités sociales et territoriales, revêt un caractère particulier. En ce sens, les intercommunalités apparaissent comme des structures incontournables dans l’atteinte des objectifs du Schéma Directeur d’Ile-de-France (SDRIF) : réductions des inégalités sociales et territoriales et adaptation aux mutations et aux crises. C’est pourquoi, après la loi de 1999 relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale, le rapport présenté par Isabelle Drochon fait un bilan des intercommunalités mises en place en Ile-de-France et analyse leurs points forts et leurs points faibles.